Le palais sans soucis

C’est un château situé à Milot, juste au pied de la Citadelle. C’est l’ancienne résidence principale d’Henri Christophe.

Ce palais ainsi que ses dépendances ont été construits à partir de 1810, sous l’impulsion du général Henri Christophe, l’un des héros de la guerre de l’indépendance haïtienne, autoproclamé roi sous le nom de Henri Ier en mars 1811.

Sans-Souci était divisé en quatre départements : d’abord le corps principal de logis avec sa salle de spectacle et les appartements du roi.

L’aile gauche du palais royal était réservée quant à elle au conseil d’Etat. Viennent ensuite les appartements de la Reine, situés à l’écart. Enfin, le quatrième département était constitué de vastes écuries. 

Une caserne, un hôpital, une imprimerie, une école militaire et une fonderie pour l’armement complétaient l’ensemble. On édifia enfin une basilique au dôme circulaire à l’entrée. Les travaux sont achevés en 1813.

Henri, son épouse la reine Marie-Louise et leurs enfants ont habité ce lieu, ainsi que leurs personnels et les différents conseillers et ministres, jusqu’au 18 octobre 1820.

Le 8 octobre 1820, affaibli par une attaque cérébrale, et alors qu’une révolte gronde parmi le peuple contre les lois agraires, le roi choisit de se suicider dans la chapelle du palais d’une balle dans le cœur, qui, selon la légende, aurait été en or.

Photo prise à la citadelle

Son corps est enterré dans la citadelle. Le palais et ses dépendances furent ruinés par deux séries de violents séismes, celui du 7 mai 1842 qui détruisit le Cap-Haïtien, puis le tremblement de terre de février 1843. Depuis 1982, les vestiges du palais sont inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

J’ai adoré cette visite. Très impressionnant à voir. Même s’il ne reste pas grand chose de ce palais, on sent bien en remontant le chemin pour y accéder toute la majesté que devait dégager ce lieu. Le bâtiment principal est encore assez bien conservé… mais jusqu’à quand. Dommage que personne ne s’occupe de la rénovation de cette beauté.

La visite est conseillée avec un guide officiel afin de mieux comprendre l’histoire du lieu et de la région durant la première moitié du XIXe.